Benoit H

Benoit H artiste

Benoit H

Benoit H est un artiste né en France en 1975, d’un père français et d’une mère suisse. Dès l’âge de 14 ans, il expérimente les territoires du dessin. Soucieux de conserver une image conforme aux modèles sociaux, il réalise ses dessins en cachette de sa famille.

Il suit des études à l’Institut Supérieur de Commerce à Paris et commence une carrière d’expertise financière. Très vite il s’aperçoit que cet univers ne lui correspond pas. Il s’oriente alors vers d’autres secteurs professionnels tels que l’événementiel, la kinésithérapie, la gestion portuaire et même la capitainerie de bateaux.
Pendant plus de 20 ans, il continue à dessiner sans jamais évoquer sa pratique artistique à son entourage.
Ce n’est qu’après la déclaration d’une pathologie chronique invalidante, qu’il prend conscience de la place centrale que le dessin a toujours eu pour lui. Ses troubles physiques le conduisent à changer radicalement son mode de vie, et pour la première fois, il commence à suivre sa voie intérieure et ne plus taire sa vraie personnalité.

Il est profondément convaincu que c’est à travers le dessin qu’il peut enfin exister. Passer par la matière pour se trouver. Accepter enfin son identité. S’accorder le droit de créer une vibration, une onde, une couleur.

Ses dessins sont très structurés, les lignes sont précises et tendues. La bi-dimensionnalité contribue à l’épuration de la forme et surtout du geste. Il n’a pas d’idée préconçue du résultat, sa plume est soumise au hasard et le trait surgit spontanément avec une part d’improvisation. Ces lignes deviennent son langage. Ce sont des signes abstraits auxquels il donne ensuite un sens. On croit parfois y lire des silhouettes, des visages, des architectures, des arbres ou des animaux étranges.
Il dessine sur papier. Il utilise toujours le même stylo plume offert par son père à l’adolescence, de l’encre noire, et pour les couleurs des encres à base de gomme-laque qui gardent un aspect brillant.
Le travail de Benoit H semble être en équilibre entre des contraires ; entre un médium très liquide et la sécheresse du support, entre le noir et le blanc. Le rendu semble très maîtrisé, alors qu’il travaille dans une sorte d’abandon. Très souvent, en fermant les yeux, il touche le papier avec ses mains pour sentir les aspérités du papier, les griffures de la plume, la matière de l’encre.